La livraison de septembre 2004 de www.optimumonline.ca propose du matériel à la fois fort pertinent pour les débats cruciaux en gestion et en gouvernance qu’on est en train de vivre, et fort critique de la sagesse conventionnelle qui tente d’arbitrer ces débats. On y traite de gouvernement minoritaire, de systèmes de soins de santé, du rôle du droit, de l’incapacité à changer des gouvernements, et du rôle des superbureaucrates.
Le premier texte de David Good examine les défis d’un gouvernement minoritaire pour la fonction publique. Entre autres choses, il se pourrait que les fonctionnaires doivent faire preuve de plus grande flexibilité, et s’occuper davantage de la gestion du risque et des dimensions locales et régionales des politiques publiques. Un renforcement du cadre d’imputabilité devrait s’ensuivre.
Le second texte a été écrit par Vaughan Glover et esquisse une nouvelle façon révolutionnaire de résoudre les problèmes de notre régime de soins de santé en mettant en place un modèle centré sur les personnes. Il expose clairement les postulats et les principes qui soustendent son projet, et met de l’avant des suggestions pour la gestion et le financement d’un tel système. Un plan d’action est proposé aux citoyens et aux ministres.
Le troisième texte de Gregory Tardi jette un vaste regard sur le rôle du droit dans l’administration démocratique, examine les facteurs qui définissent ce rôle, et jette un coup d’œil aux difficultés auxquelles on doit faire face quand on se tourne vers des solutions de rechange à l’utilisation du droit.
Dans le quatrième texte, Sheldon Ehrenworth essaie de comprendre pourquoi le gouvernement est tellement difficile à changer et réfractaire au changement. Il met l’accent sur l’isolement des gouvernements par rapport aux citoyens et sur le fait que le changement n’est une priorité pour personne. Une plus grande ouverture sur le monde extérieur pourrait ouvrir la porte au changement culturel qui s’impose.
Le dernier texte est celui de Ruth Hubbard qui réfléchit sur deux questions fondamentales en management public : d’abord, est-ce qu’on a besoin des superbureaucrates que sont les juges de la Cour suprême, la vérificatrice générale, ou la Présidente de la Commission de la fonction publique? Et si oui, peut-on suggérer quelles normes prudentielles devraient régler leur comportement?
De quoi alimenter une réflexion critique!

Gilles Paquet
Rédacteur en chef