Public Administration
       and Finance


    Human Resources

    New Business Models

    Government Online




  Click here to view our
  archive of articles





   

  Advanced search




  Click here to register
  with Optimum Online





  Click here for our
  extensive link library
























   Printer friendly version   Email this article to a friend   








SHOULD ONE COMPLAIN ABOUT THE BOTTOMLESS PIT OF HEALTH CARE EXPENDITURES?

Vol. 41, Issue 4, Dec 2011, Page 57
Gérard Bélanger

Articles are made available in the language
in which they were written.

En cinquante ans, la part des dépenses de santé dans l'économie canadienne a plus que doublé : en 1960, elles représentaient 5,6 pour cent de la production contre une donnée provisoire de 11,7 pour cent pour 2010 (une donnée réelle de 10,7 pour cent en 2008). Cette croissance soutenue suscite beaucoup d'appréhension; les dépenses de santé sont perçues comme incontrôlées. Comme elles sont financées à soixante-dix pour cent par le secteur public, elles s'accaparent une importante et croissante part du budget des administrations en laissant moins d'espace pour les autres « priorités » telles l'éducation, les infrastructures et la recherche.

L'expansion des dépenses de santé dans l'économie est généralement dénoncée comme une crise majeure : cette tendance ne saurait durer sans hypothéquer les prochaines décennies. Or cette expansion est un phénomène normal.

Après une référence à une récente étude sur des prévisions de l’importance des dépenses de santé dans l’économie, ce texte comprend quatre parties. La première reprend l'analyse d'un historien économiste sur la croissance réelle normale des dépenses de santé dans une économie où les revenus augmentent. La section suivante s'intéresse au facteur de croissance qui fut qualifié de maladie des coûts des services personnels – un phénomène qui provient d’une croissance plus lente de la productivité dans les secteurs à caractère humain. Les deux dernières parties montrent les limites de deux remèdes proposés pour diminuer la croissance des dépenses en santé – la lutte au gaspillage ou la recherche d'une plus grande efficacité et la mise sur pied d'une entreprise publique en santé qui dépolitiserait le secteur.

Un estimé du gouffre des dépenses de santé

Un ancien sous-ministre fédéral de la santé fut récemment le co-auteur d’une étude de l’Institut C.D. Howe établissant des prévisions des dépenses de santé au Canada (Dodge et Dion 2011). En décortiquant les influences de la croissance des revenus et des prix relatifs des soins de santé, du vieillissement de la population et du progrès technologique, l’étude établit la projection suivante pour leur scénario de base : « Le rapport entre les dépenses en soins de santé totales et le PIB augmente, passant de près de 12 pourcent en 2009 à 18,7 pourcent en 2031 » (Ibid. : 9). Un scénario « optimiste » détermine un rapport à 15,4 pourcent pour 2031.














Home | About Optimum Online | Privacy & Cookies | Site Credits |  



Copyright 2008 Optimum Online